PROJECT: EXHIBITION
ARTIST: STEPHAN BREUER
TITLE: FUTUR ABSOLU
MEDIUM: LIGHT, VIDEO, ALTRUISM   
LOCATION: IMPERIAL PALACE OF COMPIEGNE
ARCHITECT: ANGE-JACQUES GABRIEL
INSTITUTION: RMN - GP (Réunion des Musées Nationaux - Grand Palais)
DATE: MARCH - APRIL 2013

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“FUTUR ABSOLU” SERIES OF WORKS INCLUDE:
“PRISM ATEMPORAL” PRISM OF PURE LIGHT IN THE SALLE DES GARDES
“COSMIC HORIZON” A VIDEO PROJECTED IN THE ANTI-CHAPELLE
“3000C” & “INFINITE CRYSTALS” TWO UNINSTALLED/IMMATERIAL WORKS
“A DIFFERENT UNFOLDING” A MUSICAL PIECE DIFFUSED RANDOMLY IN THE PALACE


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“FUTUR ABSOLU” WAS STEPHAN BREUER’S FIRST EXHIBITION, IT LAUNCHED HIS RESEARCH AROUND LIGHT & THE IMMATERIAL, MONUMENTS AND THE CONFRONTATION OF MULTIPLE TEMPORALITIES.
FASCINATED BY THE ABSOLUTENESS OF THE ARCHITECTURE OF THE IMPERIAL PALACE OF COMPIEGNE AS WELL AS IT’S NOBLE SIMPLICITY,

BREUER ULTIMATELY WISHED TO CREATE AN EXPERIENCE OF THE SUBLIME AND EXPRESS NEW WAYS TO INTERACT, LIVE AND CREATE IN THE FUTURE THROUGH THE PRISM OF ALTRUISM.

“PRISM ATEMPORAL” THE MAIN WORK INSTALLED IN THE SALLE DES GARDES OF THE PALACE PARALLELED THE CREATIVE ACT AND THE CREATION OF THE UNIVERSE.
THROUGH THE ARCHETYPE OF THE PRISM, ONE COULD EXPERIENCE: EXPANSION / CONTRACTION, FULLNESS /VOIDNESS, APPARITION / DISPARITION, TIME / ETERNITY. THE USE OF COLORS AS WHITE (IMMATERIAL) / GOLD (MATERIAL) SYMBOLIZING THE DUAL NATURE OF REALITY.

BREUER ALSO WISHED TO USE THE GRANDIOSE DECOR AND THE ESSENCE OF THIS ROYAL / IMPERIAL SPACE AS A PARDOX TO CONTRAST WITH THE FACT THAT THIS EXHIBITION HAD BEEN MADE POSSIBLE WITH BARELY NO MATERIAL MEANS.

FOR THIS EXHIBITION BREUER WAS PROFOUDNLY INFLUENCED BY A TEXT ON THE “TSIMTSUM” ON THE DYNAMICS OF “GIVING / RECEIVING”.




THE MAKING OF MOVIE AND INTERVIEWS CAN BE WATCHED (HERE)




- IMPERIAL PALACE OF COMPIEGNE -
  
 

- SALLE DES GARDES - 








- “PRISM ATEMPORAL”: INITIAL “KEYNOTE” SKETCH













Video projector, haze machine, Processing code.
36 feet long x 21 feet wide x 36 feet high.



“The perpetual cycle of two monochrome colors, white and gold as well as the alternance of voidness and fullness, represents the structure of reality, the immaterial reality (white) and the material reality (gold).

The Prism starts by being Full of Light, then the light contracts itself to let 5 rays appear within it. Reaching the end of the cycle the prism slowly changes its volume by contracting to the most minimal possible form becoming a simple and pure vertical line of light, then disappears leaving the room totally empty of any creation.
The cycle starts again perpetually with the prism in its original monumental state.


 - “PRISM ATEMPORAL” INSTALLED IN THE SALLE DES  GARDES -



  


  








 EVOLUTION IN TIME

    



- “INFINITE CRYSTALS” IN THE ESCALIER D’HONNEUR -


KEYNOTE

- ESCALIER D’HONNEUR - 









 





- “3000 C” IN THE ESCALIER D’APOLLON -


 
 KEYNOTE 







- “COSMIC HORIZON” PROJECTED IN THE ANTI-CHAPELLE - 





VIDEO PROJECTION









INVITATION
















INAUGURATION SPEECH BY THE MUSEUM DIRECTOR EMMANUEL STARCKY

le 2 mars 2013


Mesdames, Messieurs,



Dans la Genèse, la création du Monde se trouve associée à la lumière et "Dieu sépara la lumière de la ténèbres" ! L'on sait que sans lumière il n'y aurait point de vie. Depuis, l'homme a analysé, recrée la lumière sans que pour autant sa part de mystère ne continue à nous hanter.



Et c'est bien ce qui fascine Stephan Breuer qui nous offre aujourd'hui : Futur Absolu, une installation unique créée spécialement pour le palais de Compiègne.



Pendant sa formation théâtrale en Californie, Stephan Breuer découvre le minimalisme américain et des artistes comme Dan Flavin et James Turrell, dont le travail se trouve étroitement lié à la lumière et à ses rapports avec l’espace.



Les nouvelles technologies, les recherches scientifiques, depuis une trentaine d’années, intéressent les plasticiens. La lumière, grâce à leurs interventions, via des programmes informatiques, se transforme, faisant naître volumes et mouvements.



Lors d'une visite au palais en avril 2012, Stephan Breuer est séduit par la rigueur de l'architecture, sa "noble simplicité", sa grandeur et la clarté des volumes intérieurs. Quoi de plus naturel que d'associer cette architecture du siècle des lumière à une création lumineuse contemporaine ? Ainsi Stephan Breuer vous propose-t-il de "revisiter" la salle des Gardes.



Sa création bouleverse la vision que nous avons de cette magnifique pièce. Ses rayons de lumière construisent un prisme lumineux éphémère qui s'impose avec force à la pénombre. Sa géométrie évolutive, transparente, se trouve comme habitée par une brume que l'imaginaire associe souvent au rêve et à la poésie. Comme irisée aussi par l'irruption lente de l'or d'une lumière plus vraie que la blanche, incarnation de la pureté. Nous avons là une magnifique démonstration qu'une technologie asservie par l'homme à sa vision, peut devenir oeuvre d'art.



Ainsi ce lieu prestigieux, mis dans la pénombre, se trouve "animée" par une construction immatérielle qui constitue comme une invitation à méditer. Si la lumière du firmament sépare, structure l'espace et le temps, dans lequel nous évoluons, cette oeuvre peut passer comme l'allusion à la pureté originelle d'un monde que l'homme peut aujourd'hui détruire ou au contraire sublimer.



En Stephan Breuer nous saluons l'artiste et le visionnaire qui a voulu réaliser cette oeuvre pour Compiègne et qui a tout mis en oeuvre pour cela. Nous l'en remercions très vivement tout comme sa compagne Magali Alcaide qui a été depuis le début à ses côtés. Brigitte Hedel- Samson, conservateur en chef, a milité en faveur du projet avec la foi qui déplace les montagnes, elle s'est investie sans compter pour qu'il se réalise, et nous tenons aussi à lui dire toute notre reconnaissance tout comme à toute l'équipe du Palais.



Cette œuvre fait naître une émotion qu’il faut appréhender avec lenteur, en y pénétrant ou en la contournant. Je vous invite donc à monter 10 par 10, vous pourrez ensuite faire un tour des Grands appartements et ensuite nous nous retrouverons pour un cocktail dans l'antichambre double.






E. Starcky
Directeur du Musée









MORE INFOS: studio@stephanbreuer.com